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Quand on est inscrit dans une école privée et qu’on est étudiant, il n’est pas toujours facile de payer ses traites à l’heure ! Alors soit on a de la chance et des parents généreux nous entretiennent ; soit on se débrouille comme on peut avec ce qu’on a. Pierre Jouanin, étudiant à Hétic en première année, l’a bien compris : « Je me dépatouille avec 300 euros par mois, pour les courses, les sorties, les extras. » Les 450 euros de loyers de cet expatrié du Gers sont pris en charge à un tiers par l’APL (aide personnalisé au logement), le reste par la famille.
La solution pour combler les déficits reste le job étudiant.
Et les exemples ne sont pas rares à Hétic : Camille et Robinson respectivement serveurs chez Flunch et au Paradis du Fruit, Pierre qui réalise des sites pour les particuliers ou encore Lætitia, « temporaire-vacances » chez un assureur pour taper et relier des rapports. Il y a plus exaltant, et plus épanouissant aussi. En plus, il est difficile de concilier une activité professionnelle et les cours, surtout quand les petits boulots sont pensés pour les étudiants en fac, qui disposent d’aménagements d’horaires et de dispenses d’assiduité. En école, les longues journées empêchent de travailler l’après-midi, il ne reste que les week-ends et les soirées. Comme Camille qui se démène le samedi de 10h à 23h pour servir les clients. Mais qu’importe, un CDI de 20 heures par semaine permet de payer les charges, de s’offrir un restaurant plutôt que des pâtes, ou de s’acheter la petite veste trendy dont on rêve. Le petit boulot idéal n’existe pas, le principal c’est de finir convenablement le mois.
Anne
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